Skate, Punk, Rap, Skins, Raves, Bikers, Freedom Fighters, Gangs, Graffiti…
Armée de clichés cultes qui ont capturé la naissance de ces mouvements, la websérie Photos rebelles décrypte les codes, les valeurs, les héros et les légendes qui transforment chaque contre-culture en un véritable mode de vie !

Skateboard radical captured by Glen E Friedman

En 1975, âgé d’à peine 14 ans, Glen E. Friedman sillonne les rues de Los Angeles son skate sous les pieds et son Kodak Instamatic au poing. Des cours d’école de Dogtown aux piscines vides de Beverly Hills, avec sa bande de potes surnommée les Z-boys, il shoote sans le savoir la genèse du skateboard moderne.

Punk rock attitude captured by Glen E Friedman

Au début des années 80, de Los Angeles à New York, dans la moiteur des salles de concerts, au cœur des pogos sauvages sous un déluge de décibels, Glen shoote cette nouvelle musique qui lui ressemble tant. A la fois agressif et conscient, le Punk Hardcore devient la bande son de la jeunesse en révolte.


Rap conscient vs. Gangsta rap captured by Glen E Friedman

Fin 80, sous l’impulsion du label Def Jam, le tsunami hip-hop s’abat sur l’Amérique. Public Enemy, Run DMC, Beastie Boys… tous les futurs poids lourds du rap game passeront devant l’objectif de Glen. Autant de clichés mythiques et de pochettes d’albums cultes qui contribueront à fonder l’esthétique du mouvement.

La révolution des Afro-Américains captured by Danny Lyon

A 20 ans, en 1962, Danny Lyon est l’un des premiers à documenter de l’intérieur la naissance de la lutte pour les Droits Civiques. Entre sit-ins, freedoom rides et passage en prison avec Martin Luther King, son travail, repris par la propagande du mouvement et par la presse, participe à l’émancipation qui accouchera, trente ans plus tard, du premier président noir américain.


Les bikers hors-la-loi captured by Danny Lyon

À partir de 1964, le new-yorkais Danny Lyon, alors âgé de 22 ans, s’immerge dans la culture des bikeriders, les premiers gangs de motards américains. Cinq ans avant Easy Rider, trois avant Hell’s Angels d’Hunter S.Thompson, il décrit le quotidien de ces groupes qui ont choisi de vivre selon leurs propres règles, en anti-héros de la génération hippie.

Les tribus rock anglaises captured by Janette Beckman

Dans sa traversée des contre-cultures, l’histoire de Janette Beckman s’est construite sur des rencontres. Fille du rock, elle va capturer l’effervescence des débuts du punk en Angleterre, le revival mods, la fougue des skinheads et la communion des 2 Tone. A la fois proche des groupes de musique comme The Clash ou des Sex Pistols, bande son de l’époque, Janette Beckman a aussi photographié leurs fans qui attendent, dansent, se provoquent, crient leur rage, et envoient balader les valeurs de la couronne et la hiérarchie de la société anglaise de l’époque.


Hip-hop et Gang culture captured by Janette Beckman

Au début des années 80 les pionniers du mouvement Hip Hop débarquent en Angleterre pour une tournée européenne. Janette Beckman immortalise leur venue. L’année suivante elle est à New York parmi les groupes de Rap qui émergent tour à tour, de Run DMC aux NWA.

Subway Art captured by Henry Chalfant

New York, début des années 70, les graffitis envahissent la ville. Du simple tag aux lettrages colorés et contournés, Henry Chalfant mitraille les wagons du métro à la recherche des meilleures peintures. Il est à l’époque le seul à voir une valeur artistique à ces graffitis, qui sont régulièrement effacés. Une histoire est en train de s’écrire et d’être immortalisée par ses clichés.


Graffiti writers captured by Henry Chalfant

Après avoir passé des mois sur les lignes de métros New-Yorkais, à chasser les peintures qui y sont produites, Henry Chalfant va rencontrer leurs auteurs et s’immiscer au sein de leurs crews. Être photographié par lui devient bientôt une sorte de prestige pour les writers qui l’informent, dès l’aube, de la réalisation de leurs nouvelles œuvres et de leurs emplacements.

Graffiti Art captured by Henry Chalfant

Le graffiti entre en galerie et Henry Chalfant accompagne à nouveau le mouvement. En pleine période postmoderne, il nous livre son regard sur le virage que prennent les artistes et la transformation de leur art.


Identité Skinheads captured by Gavin Watson

Dès ses 14 ans, Gavin Watson est devenu membre des skinheads de son quartier de Berkhamsted. Avec son premier appareil photo en poche et pendant près de dix ans, il a photographié la culture Skinhead, en la dévoilant de l’intérieur, loin des stéréotypes. Derrière les crânes rasés, les croix gammées et les coques en acier, ses photographies révèlent une culture bien plus complexe, avec ses codes, son style et son attitude qui ont marqué l’Angleterre de leur empreinte.

La division des Skinheads captured by Gavin Watson

IAu début des années 80, le mouvement skinhead est bouleversé par une radicalisation politique, accompagnée par l’arrivée de la musique Oi ! Entre posture dérivée de la provocation punk et réel dérapage politique, le mouvement se scinde en deux camps qui vont à tout jamais transformer les skinheads en de véritables monstres urbains.


Ravers captured by Gavin Watson

Au milieu des années 80, la house musique déferle sur la Grande-Bretagne et va brasser toutes les cultures. Pour Gavin Watson qui s’enfonçait dans la dérive ultra-violente du mouvement Skinhead dont il est issu, les raves sont une libération, une porte de sortie vers une autre façon de vivre.

TRAILER


Une série documentaire écrite et réalisée par Marc-Aurèle Vecchione.
En collaboration avec Jean-Marc Barbieux pour les épisodes avec Danny Lyon, et en collaboration avec Mathieu Brunel pour les épisodes avec Glen E. Friedman
Une production Résistance Films, en partenariat avec Arte France – 2016
Avec le soutien du CNC.

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